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Tyrian 2000 : la compagnie minière veut votre peau pour un caillou

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Un shoot 'em up à défilement qui troque le marine de l'espace habituel contre un ingénieur en terraformation — et qui n'épargne pourtant personne.

Un ingénieur des mines, pas un marine

Vous vous attendiez au calme. Faire sauter la roche pour ouvrir la voie à de nouvelles colonies sur Tyrian, cela ressemble à un travail d'ingénieur en terraformation, pas de marine de l'espace — jusqu'à ce que votre ami Buce, un huzundra, soit retrouvé mort. Assassiné. Microsol, l'entreprise de terraformation qui règne sur la région, veut votre peau elle aussi. La raison se cache dans l'énorme rocher que vous avez découvert tous les deux : à l'intérieur, il renferme du Gravitium, un matériau rare et convoité qui n'existe en quantité commerciale que sur cette planète. Microsol veut ce contrôle pour elle seule, et elle va lancer contre vous tout ce qu'elle possède.

Eclipse Productions se tient des deux côtés du comptoir : le studio a conçu et distribué Tyrian 2000 sans éditeur tiers. L'affrontement avec Microsol prend la forme d'un shoot 'em up à défilement vertical, dans un décor de science-fiction, référencé sur GOG depuis le 13 décembre 2010.

Toute une armoire d'armes, pour qui s'y attache

Vous commencez en essayant seulement de survivre et vous finissez par retenir quelle arme vient à bout de quel boss. Les avis s'accumulent sur GOG depuis la sortie et reviennent sur le même émerveillement : la quantité de vaisseaux et d'armes à combiner, les décors dessinés à la main qui changent de thème à chaque niveau, les ennemis qui vont du chasseur isolé au canon fixe géant, et des niveaux secrets cachés pour qui les cherche. L'humour des dialogues revient lui aussi souvent dans les témoignages. Il y a deux façons de jouer en solo : l'une où le vaisseau démarre faible et ne grandit qu'avec ce que l'on détruit et ramasse en chemin, pensée pour qui vise un bon score, et l'autre qui sauvegarde et charge la progression, pour qui veut suivre l'histoire jusqu'au bout.

Un avis du 29 novembre 2012 raconte qu'il a fallu ouvrir un fichier de configuration et régler à la main la résolution et la mémoire de l'émulateur pour doubler le nombre d'images par seconde — et qualifie malgré tout le jeu d'exemplaire. Un autre, du 7 novembre 2023, se réjouit de pouvoir diriger le vaisseau au curseur, sans dépendre du seul clavier. La personne qui a écrit le 29 décembre 2020 attribue la bande-son à Alexander Brandon et résume l'histoire comme hilarante — mais concède, tout en donnant une note élevée, que vers la fin du cinquième épisode le jeu se met à répéter sa formule et lasse un peu.

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Assez dur pour faire fuir, assez bon pour faire revenir

Vous essayez, vous prenez une raclée, vous abandonnez. Un avis a été vraiment sévère — et même celui-là change d'avis en cours de route. Rédigé le 10 octobre 2021, il raconte que la personne a arrêté de jouer après avoir affronté plusieurs niveaux d'affilée du premier coup : il lui manquait les réflexes et la patience que le jeu exigeait à ce moment-là. Le retour n'est venu qu'après une longue pause ; cette fois, la campagne est allée jusqu'au bout, même si certains niveaux restaient décrits comme brutaux. Ce qui a retenu cette personne jusqu'à la fin, c'est la variété des armes et de l'équipement, les graphismes colorés et la bande-son — de quoi, à son compte, compenser les niveaux les plus ardus, alors même qu'elle n'est pas du genre à apprécier d'ordinaire ce rythme plus rapide, de salle d'arcade.

Pour qui a la patience des niveaux corsés et d'un émulateur têtu

Cela ne devient jamais un jeu de marine de l'espace — malgré tout cet arsenal, on reste l'ingénieur qui voulait seulement se frayer un chemin dans la roche. Tyrian 2000 demande une double patience : envers la difficulté des niveaux plus avancés et envers l'émulateur lui-même, qui réclame parfois un réglage manuel avant de tourner correctement. Qui aime fouiller les options, essayer chaque vaisseau et sauvegarder sa progression au fil d'une longue campagne trouvera là de quoi revenir bien après la première session — c'est ce qui est arrivé à ceux qui sont revenus écrire sur le jeu, année après année. Mais si vous voulez une session rapide et sans friction, ou si un seul premier niveau difficile vous suffit pour abandonner définitivement, vous n'atteindrez pas le moment où le jeu paie : seules une longue pause et une seconde tentative ont fait changer d'avis le critique le plus sévère.