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Dans TerraScape, l’horloge s’arrête mais le deck ne pardonne rien

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se termine dans 6 jours — 15 octobre

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Le délai s’arrête au même instant partout dans le monde ; c’est l’heure affichée sur l’horloge de chaque pays qui change. On l’affiche dans ton fuseau. Juste avant la fin, fie-toi à l’heure exacte : c’est la boutique qui ferme la promo, pas nous.

Îles flottantes, combinaisons de bâtiments et un deck qui décide de ce qu’on reçoit : le casse-tête de Bitfall Studios partage ses joueurs entre dévotion et frustration.

Un deck décide de ce que reçoit votre royaume

Tout commence par le choix du premier deck de bâtiments ; ensuite, il n’est plus question que de placement : un royaume naît sur une île flottante et grandit à mesure que l’on dispose maisons, ateliers et temples pour marquer des points. Rien ne pousse à aller vite : on construit à son rythme, sans horloge lancée contre soi. La difficulté est ailleurs : chaque bâtiment réagit à ses voisins, aux ressources du terrain et au biome où il tombe, et toute influence de proximité n’est pas bonne à prendre.

L’attention portée à ces combinaisons se paie en Bâtiments Fusionnés : en assemblant les pièces selon des motifs précis, on obtient des complexes plus vastes, aux influences plus fortes, avec des points supplémentaires et parfois des effets propres. Le jeu en promet plus d’une douzaine à découvrir, et à plusieurs, ces combinaisons se testent contre un autre joueur ou à ses côtés, en coopération, avec des classements pour ceux qui aiment comparer leurs résultats.

Des défis hebdomadaires et des cartes tirées au sort à chaque partie cherchent à éviter que ce royaume ne devienne toujours le même casse-tête résolu deux fois.

De l’accès anticipé aux classements partagés

TerraScape est né au studio Bitfall Studios, avec Stray Fawn Publishing et Sidekick Publishing à la distribution, et il a quitté l’accès anticipé le 17 juillet 2024. Le studio attribue lui-même cette traversée à ceux qui jouaient dès la version de 2023 : c’est en les écoutant et en chassant les bugs à leurs côtés que le jeu est arrivé à sa version actuelle.

Le développement ne s’est pas arrêté à la sortie. Lors d’une mise à jour récente, le studio a réuni les modes multijoueurs de toutes les plateformes en une seule partie, avec un classement partagé entre elles — le genre de pari qu’on ne fait que sur un jeu qui attend encore de nouveaux venus. Les mises à jour suivantes ont apporté des tutoriels revus pour le multijoueur, de petits correctifs comme des cartes qui se bloquaient à l’ouverture du glossaire et des scores désynchronisés en coopération, et un signe que le royaume a vraiment grandi : ces mêmes mises à jour traitent d’un scénario situé dans l’Égypte antique, avec son propre tableau pour ériger des monuments et un mode coopératif sur les rives du Nil.

Venu se détendre, on finit par étudier les combinaisons

Et sur Steam, la boutique où le jeu est vendu et d’où viennent les avis utilisés ici, l’entrée est facile, et qui l’essaie finit en général par le recommander. Un joueur avec 5 heures au compteur en septembre résume le marché : on peut s’amuser sans la moindre stratégie, mais bâtir un grand empire demande de comprendre les mécaniques et les combinaisons qui multiplient les points. Un autre témoignage, 5 heures lui aussi ce mois-là, décrit un casse-tête médiéval au tour par tour : il s’agit de décrocher des médailles en bouclant scénarios et missions, et chaque décision sur l’endroit où planter un bâtiment compte — une maison modeste rapporte peu, un poste de garde forestier bien placé rapporte beaucoup plus.

Plus loin, on voit qui est resté. Un joueur qui a passé 24 heures sur le jeu en octobre rapproche ce mélange de construction et de réflexion de Dorfromantik, mais note qu’ici la complexité des combinaisons — une taverne qui profite autant des maisons voisines que des brasseries proches — retient l’intérêt plus longtemps. Un autre, à 84 heures en septembre, qualifie le résultat de mélange soigné entre énigmes, planification et construction dans une atmosphère douillette, et le recommande sans réserve.

Le fil qui relie les deux bouts est le même : personne ne loue le jeu pour sa facilité. On loue ce qu’il rend une fois que les synergies entre bâtiments cessent d’être un mystère — et cette traversée, aussi payante soit-elle, est un travail avant d’être un repos.

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Quand le deck s’y refuse, le calme tourne à l’agacement

Deux personnes se sont arrêtées dans la première heure de jeu, et leurs reproches se recoupent. Celui qui a abandonné en avril, après 1 heure, compare le jeu à Terra Nil : il trouve l’idée bonne et l’introduction correcte, mais dit s’être perdu parmi des options qui ne menaient nulle part — et reconnaît que cette déception fait exception parmi les joueurs.

L’autre témoignage — 1 heure de jeu également, mais en septembre — se montre plus technique : le tutoriel démarre, mais il n’explique ni à quelle catégorie appartient la pièce réclamée par un objectif ni comment l’obtenir, seulement son nom ; et un motif de combinaison ne révèle le sien qu’après avoir été assemblé une première fois par hasard. Ajoutez un tirage de cartes qui renvoie parfois des maisons trop basiques au moment précis où la pièce suivante manque, et vous obtenez des terrains qui naissent déjà avec peu d’espace libre, à moins d’empiéter sur leurs propres ressources naturelles.

Les deux reproches logent à la porte d’entrée, dans le même premier duo de scénarios que le tutoriel devrait régler — pas dans le jeu que décrivent les témoignages les plus longs. Mais un début qui coince décide si l’on parvient au reste.

Pour qui garde de la patience pour le deck, pas pour l’horloge

Si vous cherchez un city-builder sans relief, de quoi débrancher le cerveau un dimanche, ce n’est pas ce jeu-là : la première combinaison sans nom visible vous bloquera exactement comme elle a bloqué celui qui a lâché au bout de 1 heure. Le jeu ne dit pas comment se débloque la pièce suivante — on le découvre en essayant, et le tirage des cartes décide si cette tentative arrive vite ou n’arrive pas.

Pour qui accepte ce marché — étudier quel bâtiment s’accorde avec quel voisin, admettre que le deck ne coopère pas toujours —, reste le jeu que décrivent ceux qui comptent des dizaines d’heures : un royaume qui grandit par couches, des combinaisons à découvrir, des modes pour jouer aux côtés de quelqu’un ou contre un autre joueur, et des classements pour ceux qui aiment comparer leur résultat. Ce n’est pas pour qui veut construire sans réfléchir. C’est pour qui aime que le casse-tête résiste.