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Richard Nolan se réveille sans sa famille dans un Berlin déchiré entre deux avenirs

GOG
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Une intrigue sur ce qui reste de l'identité lorsque l'esprit peut devenir un fichier partage les joueurs entre l'éloge du récit et le reproche que l'enquête promise n'arrive jamais.

Richard Nolan se réveille sans souvenir de l'explosion, et sans sa famille

Richard Nolan se réveille dans un hôpital de Berlin, en 2048, sans se souvenir de l'explosion qui l'a laissé là – et sans sa femme ni son fils, disparus dans la confusion. Journaliste, il est l'un des rares à critiquer encore sans détour la direction qu'a prise la ville : des ressources qui manquent, des maladies dues à l'air et à l'eau pollués, une criminalité en hausse, la guerre qui guette, et une poignée de gouvernements et de multinationales promettant le salut par la technologie. Drones et robots remplacent les humains dans les services publics ; la surveillance fait partie du paysage.

La disparition de sa famille pousse Richard dans un conflit plus vaste : des visions opposées de la façon de sauver l'humanité, l'une accrochée à une réalité matérielle qui s'effondre, l'autre placée dans une utopie numérique. La question qui soutient l'intrigue n'est pas de savoir qui a emmené qui, mais si cette seconde voie – une vie entière transférée à l'intérieur d'une machine – est rédemption ou condamnation : une superintelligence pourrait nous sauver, ou conclure, sans avoir appris la valeur de la compassion, que nous sommes superflus.

Vous reconstituez le passé de Richard en l'incarnant, lui et cinq autres personnages jouables, entre déduction et enquête. Sur le plan visuel, le jeu mise sur une combinaison peu courante : des décors d'apparence réaliste habités par des personnages polygonaux, un contraste qui soutient l'atmosphère d'un monde coupé en deux. S'y ajoute la commande au regard via la technologie Tobii, pensée pour renforcer la sensation d'être au cœur de la réalité augmentée qui domine le récit – une option rare en dehors des jeux conçus pour l'accessibilité.

Un scénario avec un nom derrière, et un défaut qui s'accroche

L'annonce de la sortie, le 15 août 2018, a tenu à dire d'où venait l'histoire : le scénario est signé Martin Ganteföhr, que Daedalic Entertainment a elle-même présenté comme un nom déjà connu dans l'écriture d'histoires interactives. Le savoir change la lecture de chaque choix de dialogue : vous ne suivez pas un scénario quelconque, vous suivez quelqu'un qui a du métier.

En 2018 toujours, un correctif a réglé des problèmes de logique dans les dialogues et des défauts dans les caméras dynamiques des scènes de conversation – le genre de réglage qui clôt d'ordinaire un chapitre technique. Pourtant, les joueurs à la manette décrivent encore la caméra qui tourne sans fin, sans lien avec aucun réglage : le système même que le studio a tenté de réparer ne semble jamais avoir été réglé pour de bon.

Qui termine salue l'intrigue ; qui cumule plus d'heures la salue avec réserves

Qui consulte la fiche sur Steam, où le jeu est vendu, trouve un accueil qui penche vers l'éloge – mais loin de faire l'unanimité. Un joueur qui a terminé le jeu en 9 heures, le 15 août 2026, le recommande en soulignant que l'histoire accroche parce qu'elle ne distribue ni héros ni méchant faciles : pour lui, ce fut comme revenir, après longtemps, à une science-fiction sombre de multinationales et de technologie.

Qui a investi plus de temps nuance davantage. Quelqu'un qui a passé 20 heures sur le jeu, le 3 septembre 2026, le recommande aussi, mais décrit l'expérience comme plus proche d'un film éducatif ou artistique que d'une séance amusante – et note que courir après les succès pousse vers une seconde partie partielle, puisque la sauvegarde automatique enregistre un point très proche de chaque choix important, ce qui permet de revenir et de refaire seulement la fin plutôt que le jeu entier. La sensation est facile à reconnaître : on entre en voulant une intrigue et on ressort en débattant de savoir si c'était amusant ou seulement captivant.

Un troisième témoignage, de 12 heures de jeu le 12 août 2026, résume le renversement d'attente : le jeu l'a surpris en pesant plus sur l'histoire que sur l'image, tout en saluant le design des personnages et la construction du monde. Il confirme que l'intrigue suit, pour l'essentiel, une voie linéaire – la plupart des choix ne changent que le ton de la scène – et que seules deux décisions, vers la fin, modifient réellement le dénouement et les personnages ; le jeu sauvegarde tout seul juste avant, ce qui permet de revenir et de refaire ce seul passage sans répéter le reste. En réunissant les trois voix, il devient clair que la tension, ici, n'oppose pas aimer et ne pas aimer : elle se joue entre le mystère d'enquête que promet la prémisse et la visite guidée que livre le jeu.

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L'enquête promise ne vient pas, et parfois le jeu ne s'ouvre même pas

De l'autre côté, la frustration naît de cette même promesse non tenue. Qui est arrivé en attendant une histoire policière de science-fiction, avec des indices et des rebondissements, et a joué 18 heures, dans un message publié le 29 août 2026, décrit l'inverse : trop de personnages sans arc achevé, des choix qui ne changent rien au fond, et une action confinée à 3 ou 4 décors parcourus encore et encore. Imaginez passer une nuit entière à chercher des indices dans une ville pleine de ruelles, pour comprendre, au retour, qu'aucun ne menait nulle part : c'est la plainte qui revient. Le visuel étrange, selon ce témoignage, finit par s'accepter avec le temps ; ce qui ne convainc pas, ce sont les mini-jeux hors de propos et une intrigue qui promet de la tension et n'en livre pas.

L'insatisfaction est aussi technique, et plus grave. Qui n'a jamais dépassé le menu d'accueil, dans un message publié le 7 juin 2026, raconte le jeu qui se fige sans même charger, et dit ne pas être seul à s'en plaindre. Un autre cas, avec à peine 1 heure de jeu, dans un message publié le 20 mai 2026, décrit la caméra qui tourne sans fin à la manette – le défaut même que le correctif de 2018 a tenté de résoudre. Et il y a le récit le plus triste : quelqu'un qui a joué 3 heures, dans un message publié le 25 août 2026, dit avoir aimé ce qu'il a vu – une histoire intrigante, d'ambiance cinématographique et dystopique – sauf qu'un jour le jeu a cessé de s'ouvrir, sans prévenir ; sans en comprendre la raison, il garde ses fichiers de côté, en espérant une réparation qui lui rende l'accès.

Pour qui accepte d'avancer lentement dans un mystère sans poursuite

State of Mind s'adresse à qui accepte un mystère au rythme lent sur l'identité et la surveillance, prêt à accepter une voie presque entièrement linéaire qui ne s'ouvre vraiment que vers la fin, quand deux choix pèsent pour de bon. Il ne s'adresse pas à qui cherche une enquête aux ramifications réelles ou un jeu sans accrocs techniques : une caméra qui tourne toute seule et un jeu qui, pour quelqu'un, a cessé de s'ouvrir sont des plaintes séparées par des années et pourtant semblables. State of Mind ne livre sa réponse sur ce qui reste d'humain quand l'esprit devient un fichier qu'à ceux qui ont la patience d'y parvenir ; pour les autres, l'écran de chargement arrive le premier.