Project First Contact : l'invasion arrive en même temps que l'hallucination
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Un jeu d'horreur à la première personne qu'Atomic Fabrik a conçu et publié seule, sur une humanité en alerte et le moment où l'on cesse de se fier à ses propres yeux.
La peur qui vient du ciel et celle qui vient du dedans
De plus en plus de gens disent avoir des hallucinations. Au même moment, des objets non identifiés foncent vers la Terre, et l'humanité tout entière passe en alerte. Project First Contact s'ouvre à ce carrefour : la peur qui vient du dehors, là-haut dans le ciel, et la peur qui vient du dedans, quand on ne se fie plus à ce que l'on voit.
C'est de l'horreur avec un pied dans le fantastique, jouée seul et à la première personne. La caméra n'est pas un détail. Dans une histoire où les gens voient ce qui n'existe pas, regarder par les yeux du personnage transforme chaque apparition en une même question : est-ce l'invasion qui arrive, ou votre tête qui commence à flancher comme celle des autres ?
Atomic Fabrik tient les deux bouts du projet. Le studio a fait le jeu et l'a publié par ses propres moyens, sans éditeur au milieu du chemin, et il est sorti en juillet 2023.
Seul face à ce qui n'est peut-être pas là
Le message est direct : de l'horreur à la première personne, pour une seule personne. Pas de partenaire, pas de deuxième manette, pas de monde ouvert où se distraire — il y a vous, le silence de la maison et le soupçon que ce qui apparaît à l'écran n'est peut-être pas là.
Qui cherche de l'action, de la coopération ou une grande carte à explorer se trompe de porte. Qui accepte d'affronter seul une prémisse d'invasion et d'esprits qui déraillent — des objets non identifiés qui se rapprochent, des gens qui voient ce qui n'existe pas — se retrouve pile dans l'étau que le jeu met en place. Entre les deux groupes, pas de juste milieu confortable : soit la solitude face à l'inconnu vous happe, soit elle vous chasse dès la première pièce plongée dans le noir.