NoRush! : Steam le range en casual, la tour n'est pas d'accord
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Les rares joueurs qui l'ont gravie décrivent une montée à la fois belle et cruelle, portée par des sauts qui s'enchaînent à chaque clic.
Une tour de 300 mètres, classée casual
Steam range NoRush! parmi ses jeux casual. Ceux qui y ont joué n'emploieraient pas ce mot. Le but est de gravir une tour de 300 mètres en sautant de plateforme en plateforme, en esquivant des piques fixes, des marteaux qui balancent de gauche à droite et des blocs qui descendent pour écraser quiconque hésite — et la difficulté monte à chaque nouveau passage. Aucune princesse n'attend là-haut, aucun trésor non plus : la fiche du jeu prévient elle-même que la vue ne vaudra peut-être pas la chute que vous prendrez pour y arriver.
Le saut est au cœur de tout, et il se joue dans la main : enchaîner 3 clics transforme un simple bond en triple saut, et faire tourner la molette de la souris au moment de sauter multiplie la distance par 5. Fivestar a sorti le jeu sur Steam le 4 mars 2025, en assurant aussi sa propre distribution — et a concentré toute la difficulté dans une seule tour, sans mission annexe, sans chemin de traverse, rien que la montée.
L'avis le plus plébiscité vient de celle qui a le moins joué
Parmi les rares personnes qui ont recommandé NoRush! sur Steam, celle dont le texte a reçu le plus de votes d'utilité des autres joueurs y avait à peine touché : elle l'a publié en mai 2025 avec 0 heure au compteur, et a décrit l'ascension presque comme la page de la boutique décrit elle-même les obstacles et un sommet qui ne récompense peut-être pas.
Ceux qui sont vraiment montés en parlent autrement — et on se met sans peine à leur place. Une personne qui a passé 4 heures sur le jeu, en mars 2025, le recommande malgré tout, mais réclame un point de contrôle à mi-parcours, parce que tout recommencer à zéro finit par lasser ; elle se plaint aussi que les succès de la boutique s'effacent à chaque redémarrage, supprimant la preuve d'être arrivée là où elle était arrivée. Une autre, avec 2 heures de jeu en mars 2025, est morte tant de fois sans atteindre le sommet que compter les morts est devenu une blague — et qualifie pourtant l'ascension de belle et cruelle à la fois.
Ce sont peu de voix, et ce qui revient n'est pas un reproche au jeu lui-même — c'est ce qui lui manque autour : le point de contrôle, le succès qui ne tient pas. NoRush! est petit et peu joué, et ceux qui ont franchi la tour, sur le Steam qui le vend, en sont ressortis en le recommandant.
Qui monte, et qui abandonne à la première pique
NoRush! ne réserve aucune histoire à qui atteint la fin : pas de princesse, pas de trésor, seulement la distance franchie. Si vous jouez pour l'intrigue, aucune raison de l'installer. Si vous aimez les jeux de plateforme qui punissent chaque clic mal ajusté, et que recommencer à zéro sans point de contrôle en chemin ne vous dérange pas, vous trouverez là un adversaire à votre mesure — petit, mais qui ne vous fait aucun cadeau. En revanche, qui collectionne les succès Steam pour les exhiber ensuite y réfléchira à deux fois : ici, ils disparaissent à chaque redémarrage, et le trophée n'est plus qu'un mirage.