Astrea: Six-Sided Oracles vous fait souffrir pour vous rendre plus fort
Il n’est plus offert · il coûte de nouveau 24,99 US$
Voir dans la boutique ↗Cette page reste comme trace de ce qui a été offert.
La disponibilité peut varier selon la région.
Un système de dés où soigner l'adversaire peut aussi être le bon choix, et cela partage celles et ceux qui y ont joué entre fascination et perplexité.
Soigner l'ennemi, c'est aussi frapper
Dans Astrea: Six-Sided Oracles, se blesser soi-même peut être le meilleur coup du tour. Le jeu sépare les dégâts et les soins en deux forces qui se répondent en miroir : la Purification frappe ce qui se trouve en face ou soigne celui qui joue, tandis que la Corruption prend le chemin inverse, car elle blesse qui l'emploie sur soi, mais elle peut aussi soigner le camp adverse. Se corrompre volontairement débloque des pouvoirs qui renversent le cours de la partie, et décider à quel point la corruption vaut la peine est le calcul central de chaque run.
À la place des cartes, la main se compose de dés : 350 pièces réparties entre les types Sûr, Équilibré et Risqué, chacune avec des faces échangeables contre de nouvelles actions. Six Oracles ouvrent la run avec leurs propres combinaisons et leurs propres styles, du lanceur de sorts prudent au guerrier qui préfère frapper d'abord et calculer ensuite. En chemin arrivent les Sentinelles, des compagnes qui renforcent les dés de celui qui joue, et les Bénédictions, qui accordent des pouvoirs passifs : celles liées aux Étoiles aident sans rien coûter, celles du Trou Noir aident davantage et se paient cher.
Les ennemis attaquent aussi avec leurs propres dés, et manipuler ces pièces vaut autant que blinder les siennes. D'un affrontement à l'autre, des lieux mystérieux changent le cours de la run, et 16 niveaux de difficulté laissent chacun choisir la taille de son propre défi.
Trois ans après, l'équipe touche encore aux dés
Le jeu est sorti en 2023, mais Little Leo Games n'a pas refermé sa boîte à outils. Le mois où Astrea a eu trois ans, une grosse mise à jour est arrivée sans rien demander de plus : 50 nouvelles Bénédictions sont entrées dans le jeu, aux côtés d'alliés mécaniques inédits, de lieux jamais vus et de modificateurs de partie pensés pour qui connaît déjà par cœur ce qui existait avant. Quelques jours plus tard est venu un autre correctif, qui reprenait et rééquilibrait cette fois ce que la grosse mise à jour avait déplacé.
Plus tôt dans la même année, en juillet, un correctif plus modeste réparait un seul problème graphique, et il portait la signature d'une seule personne, présentée là comme responsable de la communauté et, dans le même temps, comme la tête du développement du jeu. C'est le portrait d'une petite équipe, toujours en alerte pour un titre sorti il y a des années.
Pour gagner, il faut d'abord lire
Sur Steam, où le jeu est vendu, celles et ceux qui ont plongé dans l'échange entre Purification et Corruption reviennent toujours au même point : le système effraie pendant les premières heures, puis devient la raison de rester. Un joueur qui déclarait 74 heures de jeu, en mai, parle d'une version poussée à l'extrême du hasard des dés, et prévient que l'expérience n'est pas pour qui cherche une séance rapide et sans engagement. Un autre, qui déclarait 219 heures, en avril, n'a pas lésiné sur la grandiloquence : il jure sa dévotion à l'univers du jeu et promet de continuer à purifier la corruption d'Astrea, Oracle après Oracle.
La bande-son et la direction artistique reviennent souvent sur le même ton d'admiration. Un joueur qui compte 115 heures de jeu, en septembre, qualifie la bande-son de meilleure chose qu'il ait entendue dans le genre, et relie cette estime au fait que le jeu continue de recevoir du contenu des années après sa sortie, sans rien réclamer en plus. Un autre, avec 96 heures elles aussi enregistrées en septembre, décrit la réussite d'une séquence de dés risquée comme un gain à une table de jeu, et l'inverse, quand le coup le plus simple lui explose au visage, devient un motif de rire et non de colère.
Un joueur qui ne note que 3 heures, en septembre, reconnaît avoir été dérouté par le début, mais dit avoir traversé cette phase et salue le même geste du studio, celui d'ajouter du contenu sans faire payer de nouveau. C'est là que l'enthousiasme des vétérans fait aussi office d'avertissement : le jeu récompense qui veut étudier son propre système, pas qui cherche une séance quelconque pour occuper l'après-midi.
Fini du premier coup, et ce n'est pas un compliment
Tout le monde ne lit pas le système comme le lisent les vétérans. Un joueur qui enregistrait 1 heure de jeu, en septembre, a gagné toute la campagne dès sa première tentative, et il en est ressorti gêné, pas satisfait : un genre qui promet de recommencer et de durcir chaque run ne devrait pas livrer la victoire si tôt, ni empiler autant d'avantages au tout début de la progression.
La confusion surgit dans un autre coin du même système. Un joueur qui enregistrait 7 heures, en octobre, décrit des combats où l'on ne comprend pas toujours pourquoi un coup fonctionne ni pourquoi l'adversaire tombe : l'accumulation d'effets sur chaque dé embrouille plus qu'elle n'éclaire. Un joueur arrivé à 8 heures, en 2025, se plaint d'autre chose : la répétition visuelle, tout peint dans des tons saturés de rouge et de bleu, fatigue les yeux avant de fatiguer la tête, et, pour cette personne, la bande-son elle-même ne retient pas l'attention, contrairement à ce que décrivent d'autres joueurs.
Au bout du compte, l'éloge et la plainte naissent du même endroit : ce croisement de chiffres que les vétérans décrivent comme une table de jeu grisante est, pour qui ne veut pas creuser, un compte qui ne tombe pas juste.
Pour qui aime compter en pleine partie
Astrea s'adresse à qui aime ouvrir un compte mental au milieu du tour : ce que rapporte la corruption, quel dé échanger, quelle Bénédiction endosser, même en sachant que le pari peut ne pas tomber juste. C'est pour qui a déjà traversé d'autres constructeurs de deck et veut voir ce qui se passe quand les dégâts et les soins échangent leurs places.
Cela ne s'adresse pas à qui veut une séance courte et prévisible. Celui qui a tout terminé du premier coup a trouvé cela mauvais, pas bon, et qui n'aime pas déchiffrer pourquoi un coup a fonctionné abandonnera avant d'avoir compris le système. La palette fermée sur le rouge et le bleu ne pardonne pas non plus aux yeux qui se fatiguent vite, et, pour ce public, la bande-son elle-même ne retient pas l'attention.