Prévenez-moi

Dans la boîte à poneys, le Diable a caché une borne d’arcade

STEAM
GRATUIT SUR STEAM

se termine dans 3 jours — 12 octobre

Récupérer sur Steam ↗

La récupération se fait sur votre propre compte de la boutique ; Clairo ne le récupère pas à votre place.

La disponibilité peut varier selon la région.

Le délai s’arrête au même instant partout dans le monde ; c’est l’heure affichée sur l’horloge de chaque pays qui change. On l’affiche dans ton fuseau. Juste avant la fin, fie-toi à l’heure exacte : c’est la boutique qui ferme la promo, pas nous.

Les fans qui ont déjà vu le prochain grand jeu du studio reviennent à celui-ci et y reconnaissent le brouillon — et tous ne trouvent pas que le brouillon tienne encore.

Une boîte à poneys, une prison du Diable

Le titre promet une île rose où des poneys sautent des clôtures. Derrière l’écran d’accueil habite autre chose : vous êtes dans les limbes, enfermé dans une borne d’arcade détraquée que le Diable a dressée lui-même. Il ne supporte pas de voir ses énigmes résolues et sa mauvaise programmation mise à nu, et il insulte quiconque s’approche trop de la victoire. La première tâche consiste à rafistoler le code qui se cache derrière le rideau pourri de la borne ; la seconde, à faire croire, aussi longtemps qu’il le faudra, que vous jouez encore au jeu de poneys qu’il veut vous vendre.

Sous cette surface innocente, le jeu en est deux à la fois. Sur la peau visible, vous poussez un poney d’obstacle en obstacle le long d’une piste simple, presque rétro. À l’intérieur, vous ouvrez un éditeur de texte et réécrivez le système même qui commande la mascarade : c’est avec les outils de celui qui répare des programmes que vous affrontez l’enfer, pas avec une épée ni un sortilège. Ce qui ressemble à une énigme inoffensive est en réalité un thriller : découvrir quelle machine est celle-là et qui l’a construite.

La signature est celle de Daniel Mullins Games, studio indépendant qui a sorti le jeu le 4 janvier 2016 sur Windows, Mac et Linux. Dans les messages les plus récents sur la suite, le nom du créateur apparaît seul, à la première personne — signe d’une petite équipe qui parle en son nom propre à ceux qui jouent.

La suite a déjà une date — et le studio prévient que le travail n’est pas terminé

Le 8 octobre 2026, Daniel Mullins Games a lâché la bande-annonce de Pony Island 2 et ouvert les inscriptions à qui veut entrer dans une version de test, encore incomplète, qui tourne en attendant la version finale. D’après le message lui-même, cette version finale sort le 27 avril 2027. Si vous entrez dans le test, vous resterez bloqué sur des erreurs placées exprès et vous verrez des textures cassées ; c’est ce matériau-là que le studio veut consigner pendant qu’il règle la version qu’il va publier. Daniel signe le message de sa main et fait lui-même le compte de l’attente : 11 ans depuis la sortie de ce jeu.

Le 25 août 2026 est venue la confirmation publique que la suite est bien lancée, accompagnée d’une nouvelle bande-annonce et d’une demande d’ajout à la liste de souhaits — et le studio a saisi l’occasion pour remercier ceux qui jouent encore au premier, avec le surnom interne que le créateur donne au projet, Panda Circus. Ensuite, le studio a emmené le projet à la Gamescom 2026 et ouvert des tests aux joueurs de la communauté, qui renvoient depuis des réactions que le studio lui-même décrit comme très au-delà de ses attentes.

Ceux qui ont ri de l’arnaque du Diable

Sur Steam, où le jeu habite depuis 2016, l’arnaque se sent vite. Un joueur qui n’avait passé qu’une heure, le 8 octobre 2026, décrit le retournement comme le genre de blague qui vous attrape en train de regarder le mauvais côté de l’écran : une jaquette pour enfants qui cache une vraie frayeur. Un autre, également à une heure et à la même date, résume une réaction voisine : cela l’a assez amusé pour enregistrer le succès et passer à autre chose. Une critique brésilienne du 9 octobre 2026, avec trois heures de jeu, décrit le passage de l’esthétique enfantine et colorée à l’interface corrompue comme le moment où le jeu montre son vrai visage — et c’est dans ce contraste, non dans la frayeur elle-même, que réside l’éloge.

Avec plus de temps devant l’écran, l’éloge change de ton. Un joueur de six heures, le 2 octobre 2026, décrit le jeu comme le brouillon d’Inscryption, le titre que le même studio sortirait plus tard : les idées déjà là, l’exécution plus simple, et pourtant cela l’a tenu de bout en bout sans qu’il voie le temps passer. Un autre, de sept heures, le 16 septembre 2026, n’arrive pas à résumer en une phrase ce qu’il a joué et le recommande quand même, pour cette sensation de n’être jamais sûr de ce qui venait ensuite. Pour celui qui a passé douze heures, le 22 septembre 2026, ce qui approche le plus l’expérience, c’est un rêve provoqué : assez étrange pour sembler déréglé et assez juste pour qu’on ne le lâche pas.

17.305 ont aiméVery Positive923 non

Ceux qui connaissaient déjà le tour, et l’ont trouvé maigre

Un joueur d’une heure, le 13 septembre 2026, résume le bloc central — poney et laser — comme répétitif au point d’anesthésier : vous poussez le même obstacle encore et encore et vous finissez par oublier pourquoi vous avez commencé. Un autre, d’une heure lui aussi, le 19 septembre 2026, est du même avis : la rupture du quatrième mur reste en surface, et cela ne retient pas l’ennui qui dort en dessous.

Ceux qui restent plus longtemps rencontrent une irritation d’un autre ordre. Un joueur de treize heures, le 1er octobre 2026, se plaint d’énigmes trop faciles pour distraire d’une jouabilité monotone, et d’effets d’écran et de son qui fatiguent plus vite que la curiosité. Un autre, de onze heures, le 1er juin 2026, accorde que le jeu serait excellent sans la décision de répéter en chemin des succès idiots. Deux joueurs citent Inscryption comme référence de la chute. L’un, de deux heures, le 13 septembre 2026, note que les idées qui paraissaient neuves en 2016 ne suffisent plus. L’autre, de quatre heures, le 23 septembre 2026, imagine la même plateforme avec une histoire plus forte derrière. Dans les deux cas, ce qui est ici une esquisse est apparu là-bas en entier — et une esquisse seule fatigue plus vite.

À qui sert le brouillon du Diable

Cela vaut pour vous si vous avez une curiosité sincère pour l’origine : voir où un petit studio a essayé, pour la première fois, le tour qui consiste à déguiser un genre en un autre — et accepter que cet essai laisse ses coutures à l’air. Cela vaut aussi pour qui aime les sessions courtes et ne répugne pas à voir une blague se répéter pendant quelques heures d’affilée, puisque personne, ni dans l’éloge ni dans la plainte, ne décrit un jeu long.

Cela ne vaut pas pour qui a déjà joué à Inscryption et espère retrouver le même niveau de finition : la comparaison revient des deux côtés des critiques, et qui arrive avec cette attente a tendance à abandonner dans la première heure, là même où ceux qui ont aimé ont senti l’arnaque le plus fort — sauf que, pour ce groupe, l’arnaque ne suffit pas à porter le reste. Qui accepte de voir un studio apprendre son propre métier en sort satisfait ; qui connaît déjà la leçon toute faite en sort impatient.