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Deadshot : le shooter rétro qui fait taire sa réputation de petit jeu

STEAM
TERMINÉ LE 23 SEPTEMBRE

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Développé et publié par la même petite équipe, ce shooter de mutants se joue en solo, sans coopératif – et il convainc justement ceux qui ont ouvert sa fiche avec méfiance.

Une fiche qui doute d'elle-même

La fiche de Deadshot est la première chose qui joue contre lui : un nom que presque personne ne connaît, et v0lt qui apparaît à la fois comme studio et comme distributeur, sans éditeur derrière pour lui donner du crédit. C'est cette méfiance qu'un joueur dit avoir emportée avec lui – et qui ne s'est dissipée qu'une fois manette en main. Le jeu est sorti le 18 septembre 2024.

Le point de départ vous réveille en soldat au beau milieu d'une apocalypse qui a transformé tout le monde en mutant du jour au lendemain, sans la moindre explication – et c'est cette explication que l'on cherche en tirant, en traversant tunnels, laboratoires, immeubles et entrepôts à la recherche des objets qui ouvrent la voie. La campagne compte trois chapitres de six niveaux chacun. La bande-son porte la signature de trois noms crédités sur la boutique : White Eyes, Noxtromo et Torturerr.

Ceux qui doutaient sont restés pour une partie de plus

Chez ceux qui y ont joué revient le même retournement : la fiche modeste promettait peu, et la partie a tenu ses promesses plus vite que la méfiance ne résistait. C'est ce qui est arrivé à un joueur avec 5 heures au compteur, en septembre 2025 : méfiant au départ face à la petite équipe et au nom inconnu, il a fini par saluer le rythme et la bande-son.

Nul besoin de mémoriser le moindre schéma pour progresser, et cela aussi a fini en compliment : un joueur qui a bouclé la campagne avec 12 heures au compteur, en octobre 2024, a qualifié la simplicité des ennemis de pause bienvenue et en est ressorti en évoquant une blague que le studio lui-même avait dissimulée sur la fabrication du jeu.

Tout n'est pas éloge sans réserve : un joueur ayant enregistré 3 heures a vu le jeu se figer au chargement d'un nouveau niveau, et celui qui a relevé le défi avec 1 heure a trouvé la bande-son trop agressive à son goût – tout en saluant une difficulté facile à apprendre et difficile à maîtriser. Malgré ces piques, le cercle de ceux qui y ont joué reste réduit, et qui passe par lui sur Steam, où le jeu est vendu, en ressort en le recommandant.

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Pour qui joue seul et se moque du scénario

Qui vient pour le scénario repart tôt : même ceux qui le recommandent jugent l'intrigue faible et linéaire, et la récompense n'est pas là. Ce qui retient, c'est la gâchette – le rythme de niveau en niveau, l'ennemi qui surgit trop vite pour qu'on réfléchisse, sans obliger à refaire la même salle encore et encore pour en mémoriser le schéma exact.

C'est une expérience à vivre seul : pas de coopératif, personne en face pour partager la chasse aux mutants. Le jeu répond bien à la manette aussi, avec une prise en charge directe de la DualSense et de la DualShock 4, ce qui le rapproche du canapé pour qui préfère – mais on reste une seule personne face à l'apocalypse, du début à la fin.

Le doute vit sur la fiche, pas dans la partie. Qui arrive méfiant face à la petite équipe finit le plus souvent par relancer une partie ; qui arrive en quête d'une histoire à retenir, ce doute-là ne se dissipe jamais.