Bongo Cat : le chat qui tape en rythme sur chacune de vos touches
Sans échéance : il reste au catalogue jusqu’à ce que la boutique le retire.
Récupérer sur Steam ↗La récupération se fait sur votre propre compte de la boutique ; Clairo ne le récupère pas à votre place.
La disponibilité peut varier selon la région.
Une mascotte qui vit dans un coin de l'écran, collectionne les chapeaux et a divisé une partie de son public à l'arrivée d'un pass mensuel.
Un chat qui applaudit chacune de vos touches
Le chat Bongo habite la barre des tâches et réagit à chaque touche que vous pressez : un coup de bongo, une réponse à votre travail ou à la partie que vous menez dans un autre jeu. Écrivez, cliquez, jouez ou travaillez : chaque action devient des points, et les points deviennent des chapeaux. L'idée est née d'un dessin et d'un mème de @StrayRogue, et le jeu ne cache pas ses origines : c'est un animal de compagnie d'arrière-plan, pas une campagne avec une fin.
Les chapeaux et accessoires peuvent tomber à chaque tour, et la rareté est le moteur de l'ensemble : la catégorie commune se montre sans peine, alors que l'objet légendaire tient à une chance sur 500 000. C'est cette arithmétique de casino dissimulée derrière un chat mignon qui sépare ceux pour qui le jeu est un bibelot de ceux pour qui il est une collection.
Irox Games l'a sorti le 5 mars 2025 ; il tourne sur Windows et Mac, accepte la manette et permet de réunir sur un même écran les chats de plusieurs amis — la fiche de la boutique range ce mode dans le 'multijoueur massif', ce qui signifie ici moins de bataille et plus de cour pleine.
Du dessin de mème au pass mensuel
Le studio traite aussi le jeu comme un produit vivant. En septembre 2026, Irox Games a refondu l'interface et créé le Paw Pass, un système à deux parcours, l'un gratuit, l'autre payant : les deux versent la même monnaie interne, baptisée Bongo Coins, mais à des rythmes différents. Le studio présente la manœuvre comme une réponse aux retours de son propre public — or c'est ce changement, plus que tout autre, qui a commencé à diviser ceux qui jouaient déjà.
Le même engrenage a produit des packs de cosmétiques payants — le dernier réunit trois costumes et trois chapeaux sous le nom Wild Wonders — et un partenariat : Irox Games a contribué à faire connaître Nightwater, jeu d'un autre studio indépendant, en orientant vers lui une partie de son propre public. La production est active, mais toute production ne plaît pas : c'est le parcours payant du pass qui, comme le montre la section suivante, agace le plus de monde.
Un compagnon d'arrière-plan pendant que la vie passe
Celui qui est arrivé à 947 heures, en septembre 2026, résume bien l'effet secondaire : il plaisante sur le fait d'être devenu quelqu'un d'autre à force de taper sur son clavier si longtemps, et il ne le regrette pas. La récompense n'est pas le défi, c'est la compagnie pendant que l'écran clignote : certains laissent le chat ouvert tandis qu'un autre jeu tourne et regardent les points grimper tout seuls, d'autres revendent sur le marché les objets obtenus pour se faire un peu d'argent, comme cette personne qui cumule 489 heures dans la même routine.
Le pass mensuel ne dérange pas tout le monde. Un étudiant qui affiche 1 177 heures raconte qu'il se sert du chat comme d'une motivation pour ses devoirs de fac et qu'il ignore le parcours payant sans difficulté : pour lui, la monnaie gratuite suffit à faire avancer la collection, même s'il faut revenir tous les jours que Dieu fait pour ne pas casser le rythme des récompenses.
L'objet légendaire que presque personne ne décroche
La plainte la plus répétée ne porte pas sur le jeu lui-même, mais sur la direction qu'il a prise. Un joueur qui cumule 697 heures décrit une série de décisions — interface remaniée, pass mensuel, packs de cosmétiques et succès aux objectifs toujours plus lointains — comme le signe que le studio a échangé le soin contre le chiffre d'affaires. Et l'exemple le plus concret est cruel envers ceux qui jouent le plus : quelqu'un qui a atteint 934 heures, en septembre 2026 également, sans décrocher un seul objet légendaire ou épique se plaint d'avoir fini par payer ce que la chance ne lui a jamais donné. C'est la même loterie à une chance sur 500 000 citée plus haut, vue du côté des perdants.
L'objectif se déplace aussi sous les pieds : un joueur a vu le succès de 1 million de frappes passer à 25 millions du jour au lendemain, et il résume le sentiment de ceux qui continuent par habitude, sans l'illusion d'achever quoi que ce soit. S'y ajoute la perplexité de ceux qui jouaient depuis les débuts et en viennent à trouver les menus plus chargés que nécessaire. C'est la plainte de gens qui jouent encore, pas de gens qui ont lâché — la preuve, à sa manière, que le chat retient toujours.
Pour qui tient dans un coin de l'écran
Bongo Cat convient bien à qui veut un compagnon d'arrière-plan : on l'allume, on l'oublie, on le laisse réagir pendant que le clavier travaille, et de temps en temps on récolte un objet sans rien en avoir attendu. Il ne convient pas aux profils qui veulent tout terminer : la rareté des objets et le pass mensuel font payer précisément ceux qui s'accrochent le plus, et c'est de là que vient la plainte la plus dure, de joueurs qui comptent des centaines d'heures, pas de curieux passés par la boutique. Seule l'installation est gratuite : le reste se paie en clics, en chance et, depuis la refonte de l'interface, en monnaie du jeu aussi.